Evaluation des besoins en renforcement de capacités des institutions et instituts de formation en charge de l’adaptation au changement climatique au Niger

Début mai, Kinomé s’est rendu au Niger afin d’évaluer les besoins prioritaires en renforcement de capacités des institutions et instituts de formation en charge de l’adaptation aux changements climatiques. 

 

Dans ce pays où les effets du réchauffement climatique se font d’ores et déjà sentir (sécheresses récurrentes, précipitations irrégulières, augmentation du risque d’inondations, violentes tempêtes de sable, invasions destructrices de sauterelles), le gouvernement s’est historiquement engagé à soutenir les efforts de lutte contre le changement climatique dans ses stratégies nationales de développement. Si plusieurs plans visent aujourd’hui à réduire la vulnérabilité du pays face au changement climatique, il y a encore une manque d’expertise et des capacités institutionnelles et financières insuffisantes pour les mettre pleinement en œuvre. 

 

Afin de combler ces lacunes et de renforcer les capacités nationales en matière de changement climatique à tous les niveaux de planification et de budgétisation, le Fonds Vert Climat (https://www.greenclimate.fund/) finance un projet « Faire progresser la Planification et la Budgétisation de l’Adaptation à moyen et long terme au Niger ». 

 

Pour la première phase de ce projet, Kinomé s’est donc rendu au Niamey pour animer des ateliers visant à évaluer les capacités et les compétences des institutions nationales et des instituts de formation impliquées dans l’Adaptation au Changement Climatique. Ces deux ateliers ont réuni 60 personnes et ont permis de déterminer à la fois le niveau actuel des capacités et compétences sur l’adaptation au changement climatique mais aussi la situation souhaitée dans le but d’élaborer un plan d’action pour atteindre ce niveau souhaitable. 

 

Lors de ces ateliers, Kinomé a pu collecter de nombreuses données qui doivent désormais être compilées et analysées pour servir de base au développement de programmes de formation adaptés et permettant d’intégrer l’adaptation au changement climatique dans les politiques et les stratégies au plus haut. 

 

 À la fin de l’année 2021, l’équipe se rendra donc une seconde fois au Niger pour mettre en œuvre une partie de ces formations ! 

 

Prise par Damien : Monsieur Boukar Abba, ancien ministre de l’agriculture et de l’élevage et gouverneur de la région, fait équipe avec Kinomé pour la mise en œuvre des ateliers à Niamey

Prise par Damien : Niamey, Fleuve Niger

Évaluation d’un projet sur le riz et sel de mangrove en Guinée Bissau

L’équipe Kinomé avec des riziculteurs bénéficiaires du projet. On aperçoit sur la droite des tuyaux de trop-plein installés grâce à DEDURAM pour améliorer la gestion de l’eau dans les rizières.

 

On le sait peu, mais le riz n’est pas seulement natif d’Asie : il a aussi été domestiqué en Afrique il y a bien longtemps ! 

 

Début avril, Kinomé était en Guinée-Bissau pour faire l’évaluation finale d’un programme visant à aider les riziculteurs et salicultrices de la mangrove. 

 

Dans ce petit pays coincé entre le Sénégal et la Guinée, des paysans labourent les rizières, façonnent des digues, et creusent des canaux d’irrigation uniquement à la main, avec un outil en forme de pelle, appelé K’bindé en langue balante. Un travail colossal ! Les femmes, elles, produisent du sel en faisant de bouillir de l’eau salée sur des feux de bois. Cette technique, très pénible, provoque des problèmes de santé à cause des fumées, et participe à la dégradation des forêts. 

 

Un canal de drainage dans les rizières.

 

Le projet DEDURAM (pour Développement DURable de l’Agriculture de Mangrove), est mis en œuvre par l’association Guérandaise Univers-Sel, qui travaille depuis plus de 20 ans en Afrique de l’ouest pour diffuser des techniques novatrices, à la fois de saliculture solaire (travail facilité et zéro déforestation) et de gestion de l’eau dans les rizières (récoltes sécurisées et meilleur rendement). Le projet a été financé par l’Union Européenne et l’AFD. 

La méthode traditionnelle de production du sel : une saumure (solution saturée en sel, obtenue en filtrant de l’eau à travers de la terre sèche et salée) est chauffée sur feu de bois. Quand l’eau s’évapore, le sel commence à cristalliser et peut être récupéré. Cette méthode implique une grande consommation de bois, et surtout un travail très pénible : toute la journée dans la fumée et la chaleur, alors même que le soleil tape déjà fort !

 

L’équipe a pu visiter plusieurs villages bénéficiaires du projet, rencontrer les paysannes concernées qui leur ont fait part de leur satisfaction, de leur confiance dans le projet, mais aussi de leurs besoins pour la suite. Le terrain a enfin été l’occasion de mettre les pieds dans la boue, (re)goûter au vin de cajou et en apprendre beaucoup les techniques et la culture locale. 

L’ethnie Balante, notamment, s’appuie sur l’organisation collective (la culture du riz impose de se concerter pour gérer l’irrigation à grande échelle) et évite généralement l’accumulation de biens matériels. Par exemple, lorsqu’il a besoin de main d’œuvre, un producteur paye un collectif de travailleurs à un prix standard par groupe, que celui-ci soit composé de 5, 10 ou 15 personnes ! Une pratique qui va à l’encontre de la logique commerciale que nous connaissons, et nous invite à la réflexion

3ème comité de pilotage du projet KOBABY à Madagascar

Le 4 novembre dernier, le projet KOBABY (dont la mise en œuvre est facilitée par une équipe d’assistance technique composée de Oréade Brèche, APMM et Kinomé) a tenu son 3ème comité de pilotage (COPIL). A l’instar du conseil d’administration d’une entreprise le COPIL est l’organe délibératif chargé d’assurer la supervision de la mise en œuvre et de donner les orientations politiques et stratégiques du projet. 

 

KOBABY ayant la particularité d’être un projet intégré, décentralisé, multi-sectoriel et multi-acteurs (au niveau de la région DIANA, à l’extrême Nord de Madagascar), cette réunion annuelle (qui se tient normalement à Antsiranana) s’est tenue exceptionnellement à Antananarivo du fait des contraintes persistantes liées au covid. 

 

Grâce à la participation active de l’ensemble des participants (représentants du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, MEDD, maitre d’ouvrage du projet ; des autres ministères sectoriels concernés, notamment le Ministère en charge de la Décentralisation ; des gestionnaires d’aires protégées ; des communautés ; des maires ; des partenaires stratégiques : projets PIC/Banque Mondiale et PAGE GIZ  et de l’Agence française de développement, principal financeur de ce projet aux côtés de l’Etat malagasy) et sous la Présidence du Secrétaire Général du MEDD, les rapports techniques et financiers 2020 ainsi que le plan de travail annuel budgétisé 2021 ont été validés et des échanges constructifs ont pu avoir lieu. L’année 2021 est une année de tous les défis pour laquelle le point d’équilibre entre conservation et développement doit être trouvé et chaque institution représentée engagée pour une meilleure mise en œuvre du projet ». 

 

 

 

Kobaby Madagascar 2020

Kobaby Madagascar 2020