Nouveau programme Cocoa & Forest Knowlegde Exchange : construire des solutions concrètes pour un cacao durable

« Rapprocher les gens sur des sujets qui réunissent ». C’était l’objectif et la grande réussite du webinaire de lancement du programme Cocoa & Forest Knowledge Exchange qui s’est tenu en ligne au mois de janvier. Kinomé et son partenaire Alisos, avec le soutien de la Banque Mondiale, lancent en 2021 un programme d’échange de dix mois sur la filière cacao. L’objectif : promouvoir la production d’un cacao durable en Amérique Latine et en Afrique de l’Ouest. Le programme permet à des acteurs de tous les niveaux de la filière, provenant des deux continents, de se rencontrer, de partager leurs expériences et de construire ensemble des solutions pour un cacao durable. Lors du premier webinaire, les participants ont tous manifesté leur enthousiasme, laissant présager des échanges constructifs lors des prochaines rencontres.  

 

Ces dernières années les pays producteurs de fèves de cacao ont pris des engagements forts pour lutter contre la déforestation et promouvoir une filière cacao durable. La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui à eux seuls produisent deux tiers du cacao mondial, ont lancé l’Initiative Cacao & Forêts (CFI), suivis de près par la Colombie. Les gouvernements et le secteur privé se sont ainsi engagés à préserver les forêts, restaurer celles dégradées par les exploitations cacaoyères, augmenter les rendements des petits producteurs et améliorer les conditions de vie des communautés rurales. Or malgré la volonté des gouvernements et du secteur privé d’accélérer la mise en pratique de ces engagements, leur traduction en politiques publiques n’est pas évidente. De plus, la transition vers une production cacaoyère durable représente des coûts que les petits producteurs ne sont pas en capacité de supporter. L’agroforesterie, soit un système de plantation associant intelligemment arbres et cacaoyers sur une même parcelle, permet de diversifier les sources de revenus et donc d’augmenter la résilience des exploitations agricoles, ainsi que d’améliorer la biodiversité des cacaoyères. Le triptyque agroforesterie, protection des derniers massifs forestiers et restauration des forêts dégradées constitue une des options identifiées pour accélérer la lutte contre la déforestation liée au cacao. Mais c’est aussi un mode de production couteux et peu rentable les premières années avant que les arbres arrivent à maturité.  

 

Photo cacao

 

  

L’enjeu du programme Cocoa & Forest Knowledge Exchange est donc d’apporter des outils concrets pour transformer l’ensemble de la chaîne de valeur cacao sur les continents africain et sud-américain, en partant des défis rencontrés sur le terrain. Les sessions aborderont la question des modes de production, du financement des projets agroforestiers, des façons de rémunérer dignement les producteurs de cacao durable, et de la valorisation du cacao (notamment grâce aux certifications comme le bio ou l’équitable). Dix webinaires étalés sur dix mois pendant lesquels les participants auront l’occasion de partager leurs priorités, leurs difficultés, mais aussi leurs expériences et bonnes pratiques pour construire ensemble des solutions. Le programme rassemble ainsi des acteurs issus du privé et du public, de tous les niveaux de la filière cacao, des producteurs de fèves aux distributeurs de barres chocolatées. Six pays participent au programme : le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Colombie, le Pérou, la République Dominicaine et le Brésil. Si à l’échelle nationale les acteurs de la filière cacao généralement se connaissent, le programme permet d’encourager un dialogue entre pays et entre continents. Ainsi, lors du webinaire de lancement, des pays d’Amérique latine ont par exemple demandé aux participants ivoiriens de partager leur expérience en termes de partenariats publics-privés dans la gestion de leurs forêts. Tandis que la Côte d’Ivoire était intéressée par les projets de commerce équitable et de production de cacao « grands crus » développés par la République Dominicaine. 

 

Le programme est construit de trois temps forts :  

  1. La formation d’ambassadeurs nationaux du cacao durable, qui feront le lien entre les décideurs et le terrain. Cette première partie, menée par Alisos, est axée sur un travail sur le savoir-être et la mise en commun des connaissances entre participants. 
  1. Une formation technique, apportée par Kinomé, autour du design de systèmes agroforestiers, du financement et de la valorisation de projets cacao durable, du développement de projets coopératifs et de la mesure d’impact. 
  1. Des ateliers pour exporter les modèles et les solutions développés lors des deux premiers temps forts du programme. Des discussions se tiendront avec des acteurs privés et publics, régionaux et internationaux (comme des exportateurs nord-américains ou européens, ou des institutions comme l’Union Européenne). 

 

A l’issue du programme, un guide sur l’agroforesterie et le cacao durable sera produit par Kinomé. Enrichi des débats et échanges du programme, il vise à documenter et partager des bonnes pratiques et des leviers de réussite.  Les participants deviennent ainsi créateurs de solutions concrètes pour la transformation des filières cacao, dans les six pays du programme et au-delà.  

 

Premiers producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana sont largement dépendant des exportations de fèves. Or la production de cacao pose une réelle menace pour les forêts locales. Sur l’ensemble de la région ouest africaine, la Banque Mondiale considère qu’entre 1988 et 2007, 2,3 millions d’hectares de forêt ont été défrichées pour la production cacaoyère, impactant fortement la qualité des sols et les récoltes de fèves. C’est est un enjeu global qui touche également les pays producteurs d’Amérique du Sud. Amorcer une transformation des modes de production et de transformation du cacao vers des filières plus durables, décarbonées et résilientes au changement climatique nécessite un engagement de tous les acteurs de la chaine de valeur, privés comme publics. En finançant le programme Cocoa & Forest Knowledge Exchangela Banque mondiale, par le biais du Forest Carbon Partnership Facility (FCPF), soutient des pays et acteurs déjà engagés dans des initiatives de préservation des forêts comme la CFI ou la REDD+ mais qui ne disposent pas d’outils pour traduire concrètement leur engagement. 

 

Alors que la pandémie de covid-19 aurait pu limiter les échanges de connaissances, la tenue en ligne du programme Cocoa & Forest Knowledge Exchange est une occasion d’innover. « Faute de pouvoir amener les gens sur le terrain, c’est le terrain qu’on amène aux gens » explique Yohann Fare, Responsable des filières durables chez Kinomé. Des images tournées par des équipes sur le terrain deviendront le support des formations et des discussions. Et les outils de visioconférence encouragent un dialogue intercontinental sur la problématique globale qu’est le cacao durable.  

Kinomé déploie le Leadership Ethique® : La Guinée adopte les 7 besoins fondamentaux et universels des êtres humains

Leadership Éthique

Le Leadership Ethique® porte le regard sur le plein potentiel de chacun, la prise de conscience et le repositionnement individuel et ensuite collectif, pour naturellement répondre aux vrais besoins des hommes, des femmes et des enfants du monde.

Aujourd’hui cette nouvelle éthique se déploie largement auprès des individus, et également auprès des entreprises et des institutions. C’est ainsi que la République de Guinée a adopté dans sa stratégie nationale les sept principes éthiques qui répondent aux besoins fondamentaux et universels de tous les êtres humains.

« Je suis très heureux de voir que nos références, celles de la Vie, se diffusent dans les instances nationales et internationales. Les sept principes éthiques qui répondent aux besoins véritables de tous les êtres humains constituent une force, une nouvelle éthique pour se mettre au service de la Vie. » – Nicolas Nicolas Métro, fondateur de Kinomé

C’est à la suite de sa formation innovante et rigoureuse en Leadership Ethique® et guidé par sa passion pour les forêts que Nicolas a crée Kinomé il y a 15 ans pour inverser la tendance mondiale de la déforestation. Kinomé porte l’esprit et les repères du Leadership Ethique® à travers le monde et accompagne des entreprises et des organisations nationales et internationales dans la co-création et la mise en oeuvre de stratégies à haut impact positif pour l’homme et la nature.

C’est ainsi que la République de Guinée a pris l’initiative et fait le choix de répondre aux besoins fondamentaux et universels des êtres humains, un des concepts phares du Leadership Ethique®, dans sa stratégie de développement.

La Guinée se veut un pays émergent et prospère garantissant le bien-être à sa population ainsi qu’aux générations futures à travers sa Vision « Guinée 2040 ». Son gouvernement s’est mobilisé pour l’élaboration d’une Stratégie Nationale du Développement Durable qui a pour objectif d’établir une vision collective à long terme sur l’ensemble des enjeux de développement durable auxquel le pays doit répondre. Cette stratégie prend en compte de manière simultanée et non hiérarchisée les sept besoins fondamentaux et universels de l’être humain qui sont la santé, le respect (de soi-même, des autres êtres humains et de notre environnement en général), la sécurité, l’inclusion, l’équilibre et le bien-être, l’accès à la connaissance et la réalisation de soi.

Cet exemple montre comment le repositionnement d’un homme, passé de cadre dirigeant à entrepreneur social, questionne le positionnement d’autres hommes et leurs priorités (ici les membres du Gouvernement de la République de Guinée), et les amène à déployer progressivement une belle et grande vision, humaniste, inclusive et globale. Chaque repositionnement engendre un autre repositionnement, les effets se démultiplient à la façon de « ronds dans l’eau » et une nouvelle dynamique peut naître, au service du collectif et de la Vie !

« L’application concrète des principes éthiques dans notre vie personnelle, professionnelle et sociale et dans nos organisations nous confirme que nous sommes, comme l’a dit Gandhi, concrètement le changement que nous souhaitons voir dans le Monde. Essayez…et réussissez ! » – Edel Gött, fondatrice du Leadership Ethique®.

SNDD

Article de référence

Kinomé partenaire de l’offre itinérante de Wild Immersion en Serbie

 

Photo Wild Tour

L’arbre de l’engagement permettant aux jeunes serbes d’inscrire leurs engagements pour protéger la forêt, une animation mise en place par Nevana et Ivana dans le Wild Tour, suite à l’accompagnement de Kinomé !

 

Wild Immersion veut contribuer à la protection de la biodiversité en allant directement rencontrer les populations pour communiquer sur les enjeux environnementaux actuels.

 

Les films que propose lentreprise facilitent cette conversation en connectant et éduquant toutes les générations grâce aux nouvelles technologies. 

 

Le Wild Car va aller à la rencontre des habitants de la Serbie pendant 6 mois et proposer une expérience immersive aux écoles, hôpitaux, zoos, aquariums, maisons de retraite, musées et acteurs publics serbes pour transmettre le message autour de la protection de la vie animale. Lobjectif est de permettre au maximum de personnes de participer à lexpérience éphémère Wild Immersion pour connecter les populations à la nature et aux animaux grâce à la réalité virtuelle. 

 

Le rôle de Kinomé dans le projet a été de partager son expérience éducative avec les animateurs.trices du Wild Tour, et notamment son expérience du programme Forest&Life qui permet aux jeunes de sengager pour les forêts en leur faisant directement contribuer à des plantations sur leur territoire et en solidarité internationale avec un pays du sud. Nous leur avons également transmis les repères du leadership éthique® pour leur permettre de travailler leur savoir-être et d’exprimer leur plein potentiel pour accompagner les enfants. Bravo à Nevana et Ivana pour leur engagement et investissement dans la formation que Pascale Leportier  Responsable Education Environnementale de Kinomé, et Julie Foubert  Consultante en leadership éthique® leur ont proposé !  

 

Les objectifs du Wild Tour et la vision de Kinomé sont très complémentaires, lun apporte les nouvelles technologies pour émerveiller et sensibiliser les enfants; et lautre les outils humains et une expérience réussie sur la forêt, pour permettre de faire germer chez les enfants lenvie et lengagement! 

 

Le Wild tour a démarré en novembre et va se prolonger jusqu’à la fin du printemps, en passant par 15 grandes villes Serbes. En savoir plushttps://www.wildimmersion.io/

CDN Guinée : Qu’est-ce que c’est ?

CDN – Guinée

 

Kinomé fait partie de l’équipe de révision des CDN (Contributions Déterminées Nationales) de la Guinée, les engagements pris en matière de lutte contre les changements climatiques lors de la COP 21 de Paris il y a cinq ans. 

 

Ce chantier financé par le PNUD entend actualiser les objectifs de la Guinée en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (le volet « Atténuation ») et de préparation pour faire face aux conséquences des changements climatiques (le volet « Adaptation »), compte tenu des efforts déjà engagés depuis 2015 et des nouvelles données à disposition. Avec Minh Le Quan et Bamba Zoumanah, Kinomé s’occupe du volet atténuation et l’équipe est coordonnée par Vanessa Laubin, déjà coordinatrice de la première CDN il y a cinq ans. 

 

Le phase de diagnostic débutée en juillet a demandé à l’équipe nationale de mener des entretiens à Conakry auprès des institutions, d’organiser deux semaines d’atelier dans toute les régions du pays afin d’inclure la société civile et les acteurs de terrain, et de lancer une vaste opération de collecte d’information via les réseaux sociaux (une première dans le pays !.