Plantation en forêt de Bercé avec l’ONF !

Entre 2017 et 2020, grâce au soutien de deux mécènes, les acteurs de Bercé Forêt d’Exception® et l’Office national des forêts (ONF) se sont engagés au sein du programme de solidarité internationale Forest&Life (Kinomé) : « 1 arbre pour moi, 2 arbres pour toi, 3 arbres pour la planète »

 

Découvrez ce projet en vidéo ici 👉

https://www.onf.fr/onf/+/a04::reforestlife-en-foret-de-berce-sarthe-500-enfants-mobilises.html

Nouveau programme Cocoa & Forest Knowlegde Exchange : construire des solutions concrètes pour un cacao durable

« Rapprocher les gens sur des sujets qui réunissent ». C’était l’objectif et la grande réussite du webinaire de lancement du programme Cocoa & Forest Knowledge Exchange qui s’est tenu en ligne au mois de janvier. Kinomé et son partenaire Alisos, avec le soutien de la Banque Mondiale, lancent en 2021 un programme d’échange de dix mois sur la filière cacao. L’objectif : promouvoir la production d’un cacao durable en Amérique Latine et en Afrique de l’Ouest. Le programme permet à des acteurs de tous les niveaux de la filière, provenant des deux continents, de se rencontrer, de partager leurs expériences et de construire ensemble des solutions pour un cacao durable. Lors du premier webinaire, les participants ont tous manifesté leur enthousiasme, laissant présager des échanges constructifs lors des prochaines rencontres.  

 

Ces dernières années les pays producteurs de fèves de cacao ont pris des engagements forts pour lutter contre la déforestation et promouvoir une filière cacao durable. La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui à eux seuls produisent deux tiers du cacao mondial, ont lancé l’Initiative Cacao & Forêts (CFI), suivis de près par la Colombie. Les gouvernements et le secteur privé se sont ainsi engagés à préserver les forêts, restaurer celles dégradées par les exploitations cacaoyères, augmenter les rendements des petits producteurs et améliorer les conditions de vie des communautés rurales. Or malgré la volonté des gouvernements et du secteur privé d’accélérer la mise en pratique de ces engagements, leur traduction en politiques publiques n’est pas évidente. De plus, la transition vers une production cacaoyère durable représente des coûts que les petits producteurs ne sont pas en capacité de supporter. L’agroforesterie, soit un système de plantation associant intelligemment arbres et cacaoyers sur une même parcelle, permet de diversifier les sources de revenus et donc d’augmenter la résilience des exploitations agricoles, ainsi que d’améliorer la biodiversité des cacaoyères. Le triptyque agroforesterie, protection des derniers massifs forestiers et restauration des forêts dégradées constitue une des options identifiées pour accélérer la lutte contre la déforestation liée au cacao. Mais c’est aussi un mode de production couteux et peu rentable les premières années avant que les arbres arrivent à maturité.  

 

Photo cacao

 

  

L’enjeu du programme Cocoa & Forest Knowledge Exchange est donc d’apporter des outils concrets pour transformer l’ensemble de la chaîne de valeur cacao sur les continents africain et sud-américain, en partant des défis rencontrés sur le terrain. Les sessions aborderont la question des modes de production, du financement des projets agroforestiers, des façons de rémunérer dignement les producteurs de cacao durable, et de la valorisation du cacao (notamment grâce aux certifications comme le bio ou l’équitable). Dix webinaires étalés sur dix mois pendant lesquels les participants auront l’occasion de partager leurs priorités, leurs difficultés, mais aussi leurs expériences et bonnes pratiques pour construire ensemble des solutions. Le programme rassemble ainsi des acteurs issus du privé et du public, de tous les niveaux de la filière cacao, des producteurs de fèves aux distributeurs de barres chocolatées. Six pays participent au programme : le Ghana, la Côte d’Ivoire, la Colombie, le Pérou, la République Dominicaine et le Brésil. Si à l’échelle nationale les acteurs de la filière cacao généralement se connaissent, le programme permet d’encourager un dialogue entre pays et entre continents. Ainsi, lors du webinaire de lancement, des pays d’Amérique latine ont par exemple demandé aux participants ivoiriens de partager leur expérience en termes de partenariats publics-privés dans la gestion de leurs forêts. Tandis que la Côte d’Ivoire était intéressée par les projets de commerce équitable et de production de cacao « grands crus » développés par la République Dominicaine. 

 

Le programme est construit de trois temps forts :  

  1. La formation d’ambassadeurs nationaux du cacao durable, qui feront le lien entre les décideurs et le terrain. Cette première partie, menée par Alisos, est axée sur un travail sur le savoir-être et la mise en commun des connaissances entre participants. 
  1. Une formation technique, apportée par Kinomé, autour du design de systèmes agroforestiers, du financement et de la valorisation de projets cacao durable, du développement de projets coopératifs et de la mesure d’impact. 
  1. Des ateliers pour exporter les modèles et les solutions développés lors des deux premiers temps forts du programme. Des discussions se tiendront avec des acteurs privés et publics, régionaux et internationaux (comme des exportateurs nord-américains ou européens, ou des institutions comme l’Union Européenne). 

 

A l’issue du programme, un guide sur l’agroforesterie et le cacao durable sera produit par Kinomé. Enrichi des débats et échanges du programme, il vise à documenter et partager des bonnes pratiques et des leviers de réussite.  Les participants deviennent ainsi créateurs de solutions concrètes pour la transformation des filières cacao, dans les six pays du programme et au-delà.  

 

Premiers producteurs mondiaux de cacao, la Côte d’Ivoire et le Ghana sont largement dépendant des exportations de fèves. Or la production de cacao pose une réelle menace pour les forêts locales. Sur l’ensemble de la région ouest africaine, la Banque Mondiale considère qu’entre 1988 et 2007, 2,3 millions d’hectares de forêt ont été défrichées pour la production cacaoyère, impactant fortement la qualité des sols et les récoltes de fèves. C’est est un enjeu global qui touche également les pays producteurs d’Amérique du Sud. Amorcer une transformation des modes de production et de transformation du cacao vers des filières plus durables, décarbonées et résilientes au changement climatique nécessite un engagement de tous les acteurs de la chaine de valeur, privés comme publics. En finançant le programme Cocoa & Forest Knowledge Exchangela Banque mondiale, par le biais du Forest Carbon Partnership Facility (FCPF), soutient des pays et acteurs déjà engagés dans des initiatives de préservation des forêts comme la CFI ou la REDD+ mais qui ne disposent pas d’outils pour traduire concrètement leur engagement. 

 

Alors que la pandémie de covid-19 aurait pu limiter les échanges de connaissances, la tenue en ligne du programme Cocoa & Forest Knowledge Exchange est une occasion d’innover. « Faute de pouvoir amener les gens sur le terrain, c’est le terrain qu’on amène aux gens » explique Yohann Fare, Responsable des filières durables chez Kinomé. Des images tournées par des équipes sur le terrain deviendront le support des formations et des discussions. Et les outils de visioconférence encouragent un dialogue intercontinental sur la problématique globale qu’est le cacao durable.  

Plantation Forest&Life Bercé, lundi 1 février 2021 !

L’objectif de ce projet est double : restaurer la forêt de Bercé en y replantant des arbres, et agir en solidarité internationale avec le Togo. Pour chaque arbre planté à Bercé, deux arbres sont replantés au Togo. Une plateforme numérique pédagogique est mise à disposition des enseignants, pour prolonger la découverte des forêts du monde en classe sur toute l’année scolaire, avec la possibilité également d’échanger avec les enfants de l’autre pays !

Ce projet fait partie du programme national Forest&Life fondé il y a 10 ans par l’entreprise sociale Kinomé en partenariat avec le réseau pédagogique Canopé, et qui a permis à ce jour à 25 000 enfants de replanter plus de 100 000 arbres dans 5 pays (France, Sénégal, Togo, Pérou, Gabon). Le programme a reçu le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, en 2020.

 

 

LE PROJET

Replanter la forêt de Bercé, labellisée Forêt d’exception et incendiée en 2014, en impliquant les classes des communes locales.

Chaque année depuis 2018 les plantations ont lieu entre le mois de novembre et le mois de février sur une journée, journée à laquelle les collaborateurs Triballat, les élus locaux, l’académie et la presse locale seront invités à participer pour planter aux côtés des enfants. Au total, 6 hectares (2 classes/an pendant 3 ans) seront restaurés avec la plantation de 7500 arbres (2500 arbres/an pendant 3 ans) et plus de 9 classes de primaire (2-3 classes/an pendant 3 ans).

Localisation : Forêt domaniale de Bercé (Sarthe)

Surface : 6 hectares sur 3 ans (2 hectares/an)

Nombre d’arbres : 7 500 arbres sur 3 ans (2 500 arbres/an)

Contexte du projet : La forêt, par ailleurs labellisée Forêt d’Exception, a été incendiée en 2014 sur de nombreux hectares. L’objectif du reboisement est de pouvoir restaurer des espèces d’arbres adaptés aux conditions du milieu et permettant d’augmenter la résilience de la forêt au changement climatique.

Essence et dispositif de plantation : Environ 80% de résineux et 20% de feuillus, principalement du pin et du bouleau (en périphérie, anti-feux).

A ce jour, 6 communes ont participé au projet à Bercé : Marigné-Laillé, Ruillé-L’Eguillé, Jupilles, Beaumont-Pied-de-Boeuf, Lavernat-Montabon, Saint-Mars d’Outillé.

Cette année, c’est la commune de Montval qui participe au projet.

Ecoles impliquées : 2 classes de deux écoles de Montval (Beauregard et Point du jour)
Partenaire financier : Triballat Noyal (engagement sur 3 ans, dernière année du partenariat)

 

Forest&Life dans la forêt de Port Royal

1 000 arbres plantés en France, 2 500 en Colombie ! 🌟

 

Le 14 janvier 2021, deux classes de la ville de Trappes ont participé à Forest&Life, le programme éducatif de Kinomé et du réseau Canopé, en partenariat avec l’Office National des Forêts.

 

Les enfants ont planté des arbres dans la Forêt de Port Royal. pour constituer une haie qui accueillera les petits oiseaux nicheurs migrateurs 🌍🐦

 

Merci à Astris Finance et Impulso Verde de soutenir cette opération, et merci à la ville de Trappes et à monsieur le Maire, qui nous ont accueilli pour impliquer les enfants dans la restauration  de la forêt de Port Royal.

 

En cette journée internationale de l’éducation, Forest&Life célèbre l’engagement de tous les jeunes écoliers qui, en plantant des arbres, ont pris conscience qu’il n’est pas nécessaire d’attendre d’être adulte pour changer le monde !

 

 

Retrouvez-nous ici : https://kinome.fr/forestlife/

Forest&Life dans le bois de Vincennes

1 500 arbres plantés en France, 3 000 au Togo ! 🌟

 

Le 17 décembre 2020 et le 5 janvier 2021, quatre classes de Nogent Sur Marne ont participé à Forest&Life, le programme éducatif de Kinomé. 

 

Les enfants ont planté des arbres dans le Bois de Vincennes, ont appris la biodiversité du bois en hiver mais aussi ont découvert les forêts du monde en écoutant Pascale Leportier leur parler des forêts du Togo. 🌍🌴

 

Merci à la fondation Gecina de soutenir cette opération, et merci à la Mairie de Paris qui nous accueille chaque année depuis 3 ans pour impliquer les enfants dans la restauration du Bois de Vincennes.

Kinomé déploie le Leadership Ethique® : La Guinée adopte les 7 besoins fondamentaux et universels des êtres humains

Leadership Éthique

Le Leadership Ethique® porte le regard sur le plein potentiel de chacun, la prise de conscience et le repositionnement individuel et ensuite collectif, pour naturellement répondre aux vrais besoins des hommes, des femmes et des enfants du monde.

Aujourd’hui cette nouvelle éthique se déploie largement auprès des individus, et également auprès des entreprises et des institutions. C’est ainsi que la République de Guinée a adopté dans sa stratégie nationale les sept principes éthiques qui répondent aux besoins fondamentaux et universels de tous les êtres humains.

« Je suis très heureux de voir que nos références, celles de la Vie, se diffusent dans les instances nationales et internationales. Les sept principes éthiques qui répondent aux besoins véritables de tous les êtres humains constituent une force, une nouvelle éthique pour se mettre au service de la Vie. » – Nicolas Nicolas Métro, fondateur de Kinomé

C’est à la suite de sa formation innovante et rigoureuse en Leadership Ethique® et guidé par sa passion pour les forêts que Nicolas a crée Kinomé il y a 15 ans pour inverser la tendance mondiale de la déforestation. Kinomé porte l’esprit et les repères du Leadership Ethique® à travers le monde et accompagne des entreprises et des organisations nationales et internationales dans la co-création et la mise en oeuvre de stratégies à haut impact positif pour l’homme et la nature.

C’est ainsi que la République de Guinée a pris l’initiative et fait le choix de répondre aux besoins fondamentaux et universels des êtres humains, un des concepts phares du Leadership Ethique®, dans sa stratégie de développement.

La Guinée se veut un pays émergent et prospère garantissant le bien-être à sa population ainsi qu’aux générations futures à travers sa Vision « Guinée 2040 ». Son gouvernement s’est mobilisé pour l’élaboration d’une Stratégie Nationale du Développement Durable qui a pour objectif d’établir une vision collective à long terme sur l’ensemble des enjeux de développement durable auxquel le pays doit répondre. Cette stratégie prend en compte de manière simultanée et non hiérarchisée les sept besoins fondamentaux et universels de l’être humain qui sont la santé, le respect (de soi-même, des autres êtres humains et de notre environnement en général), la sécurité, l’inclusion, l’équilibre et le bien-être, l’accès à la connaissance et la réalisation de soi.

Cet exemple montre comment le repositionnement d’un homme, passé de cadre dirigeant à entrepreneur social, questionne le positionnement d’autres hommes et leurs priorités (ici les membres du Gouvernement de la République de Guinée), et les amène à déployer progressivement une belle et grande vision, humaniste, inclusive et globale. Chaque repositionnement engendre un autre repositionnement, les effets se démultiplient à la façon de « ronds dans l’eau » et une nouvelle dynamique peut naître, au service du collectif et de la Vie !

« L’application concrète des principes éthiques dans notre vie personnelle, professionnelle et sociale et dans nos organisations nous confirme que nous sommes, comme l’a dit Gandhi, concrètement le changement que nous souhaitons voir dans le Monde. Essayez…et réussissez ! » – Edel Gött, fondatrice du Leadership Ethique®.

SNDD

Article de référence

51 nouveaux éco-citoyens à Nogent sur Marne !

Non seulement nous partageons leur joie de s’engager concrètement pour notre planète en ayant planté ensemble près de 1000 arbres dans le Bois de Vincennes /Val de Marne. Mais également quoi de plus beau cadeau 2020 pour terminer cette année sur une réussite collective et positive ! 

 

Plantation BdV 2020

Deux classes de CE1 et CM2 de l’école Léonard de Vinci à Nogent sur Marne ont planté ensemble sur une matinée près de 1000 jeunes chênes, charmes, tilleuls, merisiers et autres espèces du cortège classique replanté chaque année dans le plus grand espace vert parisien !

 

Accompagnés par leurs enseignants, quelques parents, l’équipe formidable de la Mairie de Paris, et Nicolas, Laure, et Sophie de Kinomé, les enfants ont exprimé beaucoup de joie à mettre les mains dans la terre et donner ainsi la vie à de jeunes arbres ! Les adultes d’ailleurs aussi ! Pour chaque arbre planté dans le bois de Vincennes, deux autres arbres sont parrainés au Togo par solidarité internationale. C’est un des principes fondateurs du programme Forest&Life qui fête ses 10 ans cette année : 1 arbre pour moi Ici en France + 2 arbres pour toi Là-bas = 3 arbres pour la planète ! Au cours de l’année à venir, les enfants vont échanger avec une école au Togo qui va également participer aux plantations dans leur pays. 

 

Cette première plantation de la saison ouvre le bal des autres plantations Forest&Life prévues en 2021 dans les départements du Nord, du Jura, de Saint Quentin en Yvelines, de la Sarthe, de Seine et Marne et à nouveau le Val de Marne le 05 janvier prochain. En 10 ans, 25 000 enfants ont planté ensemble dans 5 pays plus de 100 000 arbres ! Le programme a reçu le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République cette année et nous envisageons de le déployer à très très grande échelle à partir de 2021, pour que chaque enfant qui entre en 6ème en France puisse avoir déjà planté un arbre et devenir ainsi un écocitoyen !

 

Merci à la division du Bois de Vincennes de la Mairie de Paris et aux animateurs du Parc Floral de Paris, qui chaque année depuis 3 ans, nous donne accès à des espaces fragilisés du Bois de Vincennes pour les replanter avec les enfants du programme Forest&Life !

 

Un grand merci aux fondations et aux entreprises qui s’engagent financièrement à nos côtés pour permettre à nos élèves de s’engager concrètement pour la forêt, le climat et la transition écologique. Merci à la fondation Gecina, en particulier à Clémentine qui était à nos côtés le 17 décembre dernier, pour planter les premiers arbres avec les enfants. La suite avec deux nouvelles classes de Nogent sur Marne le 5 janvier 2021 ! 

 

D’ici là, bonnes fêtes de fin d’année à toutes et à tous, reposez-vous bien les enfants… et les grands enfants…. et rendez-vous en 2021 !

Nos actualités – Novembre / Décembre 2020

 

 

Kinomé partenaire de l’offre itinérante de Wild Immersion en Serbie

 

Photo Wild Tour

L’arbre de l’engagement permettant aux jeunes serbes d’inscrire leurs engagements pour protéger la forêt, une animation mise en place par Nevana et Ivana dans le Wild Tour, suite à l’accompagnement de Kinomé !

 

Wild Immersion veut contribuer à la protection de la biodiversité en allant directement rencontrer les populations pour communiquer sur les enjeux environnementaux actuels.

 

Les films que propose lentreprise facilitent cette conversation en connectant et éduquant toutes les générations grâce aux nouvelles technologies. 

 

Le Wild Car va aller à la rencontre des habitants de la Serbie pendant 6 mois et proposer une expérience immersive aux écoles, hôpitaux, zoos, aquariums, maisons de retraite, musées et acteurs publics serbes pour transmettre le message autour de la protection de la vie animale. Lobjectif est de permettre au maximum de personnes de participer à lexpérience éphémère Wild Immersion pour connecter les populations à la nature et aux animaux grâce à la réalité virtuelle. 

 

Le rôle de Kinomé dans le projet a été de partager son expérience éducative avec les animateurs.trices du Wild Tour, et notamment son expérience du programme Forest&Life qui permet aux jeunes de sengager pour les forêts en leur faisant directement contribuer à des plantations sur leur territoire et en solidarité internationale avec un pays du sud. Nous leur avons également transmis les repères du leadership éthique® pour leur permettre de travailler leur savoir-être et d’exprimer leur plein potentiel pour accompagner les enfants. Bravo à Nevana et Ivana pour leur engagement et investissement dans la formation que Pascale Leportier  Responsable Education Environnementale de Kinomé, et Julie Foubert  Consultante en leadership éthique® leur ont proposé !  

 

Les objectifs du Wild Tour et la vision de Kinomé sont très complémentaires, lun apporte les nouvelles technologies pour émerveiller et sensibiliser les enfants; et lautre les outils humains et une expérience réussie sur la forêt, pour permettre de faire germer chez les enfants lenvie et lengagement! 

 

Le Wild tour a démarré en novembre et va se prolonger jusqu’à la fin du printemps, en passant par 15 grandes villes Serbes. En savoir plushttps://www.wildimmersion.io/

Kinomé célèbre ses 15 ans !

Ce mois de novembre 2020 marque le 15ème anniversaire de Kinomé. 

15 ans c’est l’âge où les jeunes veulent changer le monde et s’engagent de plus en plus pour le climat, la biodiversité, la réduction des inégalités

 ! 🌳🤲🌍 

Parce que c’est la seule façon -et quelle belle façon !- de faire face aux défis immenses d’aujourd’hui, nous souhaitons renforcer les liens qui se sont créés au cours de ces 15 années … et en créer de nouveaux, comme un arbre déploie ses branches et ses racines…

 

Préservation des forêts sèches et de la culture du Moringa, au nord du Pérou

  • Préservation des forêts sèches et de la culture du Moringa, au nord du Pérou (filière moringa avec PROGRESO et GoodPlanet) 

Le projet vise à développer une filière durable de moringa (Moringa oleifera), plante hautement nutritive et adaptée aux conditions climatiques locales, permettant de diversifier les systèmes agricoles existants (élevage, cacao, banane, mangue), de créer de nouvelles activités génératrices de revenus et de lutter contre la malnutrition, tout en préservant la forêt sèche.  

 

La crise sanitaire a fortement impacté le projet, entrainant des retards dans les plantations. Les activités de terrain ont repris depuis juillet, avec en particulier : 

 

  • La finalisation de 2 pépinières à Buenos Aires et La Matanza, pour produire respectivement 4000 et 1500 plants de moringa 

 

  • L’animation d’un atelier de cuisine au moringa avec la communauté de El Progreso 

 

Dans les prochaines semaines, des formations vont être animées avec des producteurs et le séchoir communautaire de El Progreso va être améliorer.  

 

 

femmes de El Progreso durant l’atelier de cuisine au moringa

Femmes de El Progreso durant l’atelier de cuisine au moringa

Des nouvelles du programme ougandais

Le conflit humains-animaux est très fréquent en Afrique, et les pertes liées à la consommation des cultures par la faune sauvage crée de l’insécurité alimentaire, ce qui accroit la pauvreté et entrave le soutien local aux efforts de conservation. Par ailleurs, pour tenter de réduire les dommages, les fermiers utilisent souvent des méthodes vulnérantes pour les animaux.  

 

Le travail doctoral de Julie Bonnald, intitulé « Interactions Humains-Eléphants en zone d’interface agriculture-forêt », a pour objectif d’analyser ces relations dans une région où le conflit est exacerbé par la proximité entre les cultures humaines et l’habitat des éléphants. L’objectif est de proposer des mesures efficaces et non-violentes pour améliorer les conditions de vie des communautés locales, et réduire la pression de braconnage sur la faune sauvage. Encadrée par Sabrina Krief (Professeure du Muséum national d’Histoire naturelle) et Nicolas Métro (Kinomé), son travail pluridisciplinaire bénéficie d’un contexte particulier associant dix ans de recherche sur le terrain du Sebitoli Chimpanzee Project (SCP), 20 ans de recherche de l’équipe Eco-anthropologie du MNHN dans la région sur les relations humains-animaux, à l’expérience pratique de Kinomé dans le conseil aux institutions de développement et dans la création et le suivi de projets de terrain visant à améliorer la qualité de vie des populations rurales dans de nombreuses régions du monde. 

 

Le site d’étude est situé dans la zone de Sebitoli, dans le nord du parc national de Kibale (PNK) en Ouganda, où les communautés locales décrivent deux types d’éléphants dont l’un, petit et sombre, serait plus agressif et difficile à repousser. Des études génétiques réalisées préalablement dans cette région de l’Ouganda ont permis de mettre en évidence la présence des deux sous-espèces d’éléphants d’Afrique : l’éléphant de savane (Loxodonta africana africana) et l’éléphant de forêt (Loxodonta africana cyclotis), ainsi que des hybrides. Ce travail de thèse a confirmé grâce à des analyses morphologiques et génétiques la présence dans la zone de Sebitoli de ces deux sous-espèces ainsi qu’une grande proportion d’hybrides. 

 

 

À partir d’entretiens menés toutes les semaines durant deux ans (Mars 2018 – Février 2020) auprès de 31 fermiers appartenant à 6 villages adjacents à la forêt, nous avons pu avoir une meilleure compréhension des comportements des éléphants lors de leurs excursions dans les champs, ainsi qu’une vision globale sur les interactions entre les humains et ces animaux dans cette zone. 

 

Les premières analyses des entretiens, rapportant 473 observations d’éléphants, montrent que :  

 

  • Les éléphants viennent toute l’année dans les champs, avec des pics d’activités lorsque les cultures s’approchent de la maturité, jusqu’à la fin de la récolte et qu’ils sont attirés par un large spectre de cultures. 

 

  • Les éléphants entrent dans les champs presque exclusivement la nuit. 

 

  • Nous retrouvons aussi bien des mâles (solitaires ou en petits groupes) que des groupes familiaux constitués de femelles et de leurs petits, contrairement à ce qui est observé dans d’autres zones où seuls les mâles viennent consommer les cultures humaines.  

 

  • Les fermiers faisant partie de notre étude ne distinguent pas les deux sous-espèces morphologiquement, mais rapportent des comportements agressifs, notamment par les groupes familiaux comportant de jeunes individus. 

 

  • Quatre grands types de méthodes sont utilisés par les fermiers pour protéger leurs champs des éléphants : faire du bruit (cris, tambours…), éclairer les animaux avec une lampe torche, faire un feu en bordure du champ, et jeter des objets (pierres, bâtons, mottes de terre…). Lorsque les éléphants sont trop insistants ou deviennent agressifs, les villageois peuvent appeler les autorités du parc (UWA) afin qu’ils viennent effectuer des coups de fusil dissuasifs. 

 

  • Des méthodes dites passives sont également retrouvées à certains endroits de la bordure de la forêt : des tranchées, des clôtures de ruches et des zones tampons composées de thé.  

 

  • Contre toute attente, les villages en bordure de la forêt sont affectés différemment par la venue des éléphants (en termes de fréquence et impacts des visites), même entre deux villages distants de quelques kilomètres. Entreraient en ligne de compte, les méthodes passives en place à la bordure des champs, la distance entre les champs et la forêt ou encore les espèces cultivées. 

 

Ce travail de recherche confirme la nécessité de garder une vision globale dans le conflit homme faune et les solutions pour atténuer le conflit entre les humains et les éléphants doivent être pensées à une échelle fine, car des disparités peuvent être observées entre les villages et au sein même des villages.

Kinomé célèbre la Journée Internationale des Mangroves

Kinomé célèbre la Journée Internationale des Mangroves en partageant ses activités pour la gestion et la préservation de cet écosystème si unique. A l’intersection entre terre et mer, la mangrove offre une richesse naturelle fondamentale et a un rôle majeur pour l’économie locale compte tenu des ressources qu’elles procurent aux populations : produits ligneux et non ligneux, ressources halieutiques, pharmacopée, protection de littoraux1. Les études qui précèdent le début des années 2000 s’accordent sur le fait qu’il y a eu une perte importante de mangrove2. A travers ses activités de coordinations du collectif 5Δ et d’évaluation du projet DEDURAM, Kinomé vise à apporter des réponses aux problématiques de gestion et de valorisation des écosystèmes de mangroves.

Distribution des territoires de mangrove dans le monde (Par ChandraGiri — distribué par CC BY-SA 3.0)

Kinomé est membre du collectif 5Δ depuis 2014 et coordonne les activités de ce collectif unique en Afrique de l’Ouest

Dans les deltas d’Afrique de l’Ouest, de nombreuses initiatives existent pour accompagner les populations dans la valorisation durables des espaces de mangroves tels que le reboisement communautaire, l’ostréiculture écologique ou la production de bio charbon. Cependant, le manque de synergie, la persistance des approches sectorielles et monofonctionnelles des territoires de mangroves, en opposition avec les tendances à la diversification des usages et des économies domestiques liées à ces territoires, expliquent l’impact positif limité de la plupart des actions de développement et de préservation des écosystèmes.

Le « littoral » est une mosaïque de territoires, de sociétés et d’économies, ce qui conduit à des perceptions divergentes, oblige à contextualiser, et confirme la nécessité d’une approche territoriale et multi acteurs. Sur ce constat, le collectif 5Δ, a été créé en 2014, regroupant un ensemble d’acteurs (ONG de droits local et ONG de droit européen) intervenant pour la valorisation durable des écosystèmes de mangrove au niveau de 5 deltas ouest africains (Fleuve Sénégal, Gambie, Saloum, Casamance et rio Cacheu). L’objectif du collectif est de mettre en place une action sous régionale considérant les territoires de mangroves et les écosystèmes associés et plaçant les populations locales au centre afin de concilier préservation de la biodiversité et développement local.

Le collectif a lancé en 2018 une première opération de capitalisation croisée au Sénégal pour l’élaboration d’une mallette d’outils et de démarches associées pour la valorisation durable des écosystèmes en territoire de mangrove. En soutenant à la fois des espaces d’échange entre acteurs communautaires et des actions de gestion participative équitable et durable des ressources, le collectif 5Δ entend donner aux femmes, aux hommes et aux jeunes la capacité de mettre en œuvre des actions de développement local durable, valorisant les services issus des mangroves et préservant la biodiversité et les écosystèmes tout en augmentant leurs revenus.

Aujourd’hui, le collectif 5Δ intervient sur 500 000 hectares de mangroves au bénéfice de 230 000 personnes. L’initiative portée par le collectif se démultiplie : en 2018, un second collectif 5Δ s’est créé dans le Golfe du Bénin et des voyages d’études ont été organisés avec le réseau Mihari à Madagascar. Un réseau à plus grande échelle se développe entre des acteurs de contextes et territoires différents, et permet d’harmoniser les approches et créer des synergies dans la conservation des ressources de mangroves.


Kinomé évalue le projet DEDURAM, alliant préservation de la mangrove et continuité des activités économiques en Guinée-Bissau

Les côtes et les écosystèmes de mangroves en Guinée-Bissau sont primordiaux pour la majorité des populations locales qui vivent en zone côtière, où se concentrent les activités de pêche et riziculture, importantes pour la sécurité alimentaire des populations rurales. Cependant, le changement climatique, et l’augmentation du niveau de la mer résultante, affectent les producteurs côtiers.

Les filières sel et riz sont les principales productions agricoles de cet écosystème fragile. La production de sel en Guinée-Bissau est une source de revenus importante parmi les autres activités des femmes productrices. Toutefois, cette activité est très consommatrice de bois de mangroves (plus de 2 tonnes de bois pour produire une tonne de sel) entraînant une déforestation notamment des mangroves. Les vapeurs produites par cette technique ignigène sont aussi toxiques pour les femmes productrices de sel. De même, l’activité de riziculture menace l’écosystème des mangroves du fait du défrichement des espaces de mangrove pour aménager des périmètres rizicoles. 

Activités de riziculture et de saliculture solaire (crédit photos : DEDURAM)

Dans ce contexte, le projet de DEveloppement DURable de l’Agriculture de Mangrove en Guinée-Bissau (DEDURAM) porté par UNIVERS-SEL et la fédération paysanne KAFO contribue à la diminution anthropique sur la ressource de mangrove à travers la diffusion de techniques de saliculture et de riziculture durable et moins consommatrices de bois de mangrove. On estime que 4000 tonnes de sel produites selon la technique solaire permettraient d’éviter le défrichement de 24 hectares de forêt de mangrove[1] pour du bois de palétuviers qui aurait servi à la cuisson de la saumure. De même, la gestion de l’eau dans les périmètres rizicoles aide au maintien de la biodiversité dans ces milieux, et lutte contre le défrichage de surface supplémentaire de mangrove en augmentant la production de rizières et en favorisant la réhabilitation de rizières abandonnées.

Le projet DEDURAM vise aussi à améliorer les conditions de vie des exploitations familiales des zones de mangroves à travers des impacts économiques et sociaux. En effet, l’augmentation des rendements par la Gestion de l’Eau à la Parcelle (GEP) est estimée à 30% en 3 ans et l’augmentation des revenus par la saliculture solaire d’au moins 50%. Au-delà de l’augmentation de revenus, ces techniques allègent la charge de travail et sécurisent les rendements contrairement à d’autres projets mis en œuvre qui ne prennent pas forcément en considération la charge de travail des nouvelles techniques introduites. Le projet vise aussi à diminuer les difficultés des tâches et à contribuer à la sécurité alimentaire des ménages.

Kinomé a réalisé une évaluation du projet DEDURAM dans le cadre de la fin de financement de 3 ans de l’AFD. Plusieurs recommandations ont été présentées par Kinomé, qui pourront être mises en œuvre pendant cette dernière année du projet qui couvre une période de 4 ans (2016-2020).


Dans le contexte des changements climatiques auxquels les zones côtières de mangrove sont particulièrement exposées, une approche globale de la valorisation et de la protection de ces écosystèmes est essentielle pour assurer la pérennité de ces ressources et par extension des communautés qui en dépendent.


  1. Akegbejo-Samsons, Y. & Omoniyi I.T. (2009). Défis en matière de gestion des forêts de mangrove en Afrique : une évaluation critique de la zone du Delta du Niger au Nigéria. Nature et Faune, 24(1), 52-57.
  2. Valiela, I., Bowen, J., York, J.K. (2001). Mangrove forests: one of the world’s threatened major tropical environments, Bioscience, 51(10), 807–815.