Webinaire du 16 avril !

SAVE THE DATE ! 📣   Retrouvez-nous le 16 avril !

Rejoignez le collectif Forest&Life pour nous aider à déployer le programme à grande échelle en France ! Forest&Life permet aux écoliers de découvrir les forêts du monde en classe et de replanter une forêt dégradée de leur territoire et en solidarité avec un pays au sud !

Inscrivez-vous ici 👉  https://docs.google.com/…/1FAIpQLSftB…/viewform

Étude des impacts sociaux d’une plantation de palmier dattiers au Maroc

Depuis plusieurs années déjà, Kinomé réalise l’étude des impacts sociaux des projets du fonds d’investissement 12Tree. Habituellement situés en Amérique Latine, cette année Kinomé a réalisé pour le première fois cet exercice sur un projet au Maroc.

 

Encore en phase d’installation et de plantation, celui-ci sera amené à devenir la plus grande plantation de palmiers dattiers au monde (600 hectares). 

Les jeunes palmiers récemment plantés et leur système d’irrigation en goutte à goutte (©Bettina Mathorel - Kinomé)

Les jeunes palmiers récemment plantés et leur système d’irrigation en goutte à goutte (©Bettina Mathorel – Kinomé)

Deux membres de l’équipe Kinomé se sont rendus sur place, à la frontière entre les régions du Drâa-Tafilalet et de l’Oriental au Sud Est du pays pour visiter le projet et ses environs afin d’analyser les enjeux sociaux et environnementaux qui lui sont liés. L’approche de Kinomé, basée sur une vision globale permet lors du terrain de réaliser deux choses : 

 

  1. Une meilleure compréhension du contexte local, tant au sein du projet comme pour les communautés et écosystèmes environnants
  2. D’analyser des 7 besoins fondamentaux et universels des populations, c’est à dire les employés du projet comme les communautés locales.

Les 7 besoins fondamentaux et universels des êtres humains (©Edel Gött)

 

Les observations, rencontres et échanges réalisés pendant cette visite permettent de faire émerger les vrais besoins des populations impactés par le projet. Une fois les principaux enjeux du contexte local et du projet identifiés et mis en relation, Kinomé peut ainsi proposer des recommandations d’amélioration aux équipes du projet pour l’élaboration d’un plan de de progrès afin d’améliorer leur impact social.

 

Recontre des ouvriers de la ferme en focus groups d’une dizaine de personnes (©Bettina Mathorel – Kinomé)

 

Lors de cette visite, Kinomé a pu comprendre l’importance du palmier dattier dans la culture locale oasienne, les efforts entamés par le gouvernement Marocain pour permettre le développement de cette région particulièrement pauvre du pays, et le potentiel économique important de la région : en témoignent les nombreux projets de plantation installés dans la région. 

 

L’équipe retournera visiter le projet dans deux ans pour procéder au même exercice et constater l’évolution de l’impact du projet sur les populations et leurs besoins.

L’Oasis de Beni Yatti, qui tente de poursuivre la tradition oasienne malgré l’abandon progressif de l’oasis par une grande partie de sa population. En cause : l’enclavement de l’oasis (la piste le rejoignant n’est arrivée qu’en 2012), la maladie du Bayoud qui ravage le palmier dattier, et la violence des inondations qui ne cesse de dégrader l’oasis. (©Bettina Mathorel – Kinomé)

Demain n’attend pas ! Le podcast qui donne la parole à Nicolas Métro

 

Grande joie de recevoir NICOLAS METRO, fondateur de l’entreprise KINOME pour ce nouvel épisode de Demain N’attend Pas.

Après une première vie classique et brillante de cadre dirigeant chez LVMH, Ubisoft et M6, Nicolas a choisi de dédier son temps aux Arbres . Il travaille pour que nous, nos enfants, nos petits enfants -d’ici et d’ailleurs- puissions vivre pleinement grâce à une nature riche et diverse. 💪

Nicolas est parti d’un constat simple, on n’abat pas un arbre qui a de la valeur debout. Depuis, avec son équipe et ses nombreux partenaires, il fait travailler des scientifiques et réalise des projets qui permettent d’apporter de la valeur aux forêts un peu partout dans le monde et en particulier en Afrique. Parce qu’ils apportent nourriture, eau, soins et ressources économiques aux communautés d’hommes et de femmes qui vivent à leurs cotés, les arbres sont alors protégés, replantés, valorisés. Plus d’un million de personnes ont déjà vue leur vie quotidienne s’améliorer concrètement grâce à ces projets.

 

🎙 Dans cet épisode, Nicolas nous raconte comment cette envie de se mettre au service de la nature a progressivement germé et l’a amené à quitter le confort de sa vie de cadre.

🎙 Il nous fait découvrir comment Kinomé s’attèle à la résolution de problèmes complexes de revalorisation des forêts, en rassemblant toutes les parties prenantes autour de la table : autorités du pays, institutions internationales, scientifiques, entreprises, ong, & communautés locales.

🎙 Et il présente également ce qu’il fait chez nous, en France, avec le programme Forest&Life, pour replanter mais surtout pour sensibiliser les futures générations à leur lien avec la nature, en faisant planter un arbre aux enfant avant leur 10 ans.

J’ai la conviction que le message de Nicolas vous touchera tous. Il nous parle de notre relation avec la Nature, du temps long et redéfinit la valeur d’une entreprise par la richesse des liens qu’elle crée.

 

Nous vous souhaitons une très belle écoute !

 

Plantation Forest&Life Bercé, lundi 1 février 2021 !

L’objectif de ce projet est double : restaurer la forêt de Bercé en y replantant des arbres, et agir en solidarité internationale avec le Togo. Pour chaque arbre planté à Bercé, deux arbres sont replantés au Togo. Une plateforme numérique pédagogique est mise à disposition des enseignants, pour prolonger la découverte des forêts du monde en classe sur toute l’année scolaire, avec la possibilité également d’échanger avec les enfants de l’autre pays !

Ce projet fait partie du programme national Forest&Life fondé il y a 10 ans par l’entreprise sociale Kinomé en partenariat avec le réseau pédagogique Canopé, et qui a permis à ce jour à 25 000 enfants de replanter plus de 100 000 arbres dans 5 pays (France, Sénégal, Togo, Pérou, Gabon). Le programme a reçu le haut patronage de Monsieur Emmanuel Macron, Président de la République, en 2020.

 

 

LE PROJET

Replanter la forêt de Bercé, labellisée Forêt d’exception et incendiée en 2014, en impliquant les classes des communes locales.

Chaque année depuis 2018 les plantations ont lieu entre le mois de novembre et le mois de février sur une journée, journée à laquelle les collaborateurs Triballat, les élus locaux, l’académie et la presse locale seront invités à participer pour planter aux côtés des enfants. Au total, 6 hectares (2 classes/an pendant 3 ans) seront restaurés avec la plantation de 7500 arbres (2500 arbres/an pendant 3 ans) et plus de 9 classes de primaire (2-3 classes/an pendant 3 ans).

Localisation : Forêt domaniale de Bercé (Sarthe)

Surface : 6 hectares sur 3 ans (2 hectares/an)

Nombre d’arbres : 7 500 arbres sur 3 ans (2 500 arbres/an)

Contexte du projet : La forêt, par ailleurs labellisée Forêt d’Exception, a été incendiée en 2014 sur de nombreux hectares. L’objectif du reboisement est de pouvoir restaurer des espèces d’arbres adaptés aux conditions du milieu et permettant d’augmenter la résilience de la forêt au changement climatique.

Essence et dispositif de plantation : Environ 80% de résineux et 20% de feuillus, principalement du pin et du bouleau (en périphérie, anti-feux).

A ce jour, 6 communes ont participé au projet à Bercé : Marigné-Laillé, Ruillé-L’Eguillé, Jupilles, Beaumont-Pied-de-Boeuf, Lavernat-Montabon, Saint-Mars d’Outillé.

Cette année, c’est la commune de Montval qui participe au projet.

Ecoles impliquées : 2 classes de deux écoles de Montval (Beauregard et Point du jour)
Partenaire financier : Triballat Noyal (engagement sur 3 ans, dernière année du partenariat)

 

Kinomé célèbre ses 15 ans !

Ce mois de novembre 2020 marque le 15ème anniversaire de Kinomé. 

15 ans c’est l’âge où les jeunes veulent changer le monde et s’engagent de plus en plus pour le climat, la biodiversité, la réduction des inégalités

 ! 🌳🤲🌍 

Parce que c’est la seule façon -et quelle belle façon !- de faire face aux défis immenses d’aujourd’hui, nous souhaitons renforcer les liens qui se sont créés au cours de ces 15 années … et en créer de nouveaux, comme un arbre déploie ses branches et ses racines…

 

Le déploiement du Moringa en Amérique du sud 🌿

Le 30 Octobre, Kinomé a tenu en ligne son 2ème événement visant à promouvoir auprès du public latino-américain le moringa et ses bienfaits pour la santé. Habituellement sur une journée, entre conférences et dégustations, l’événement « El Día de la Moringa » (La journée du moringa), s’est fait sous format webinaire en raison du Covid 

Une cinquantaine de participants (majoritairement péruviens) ont ainsi pu assister à la présentation du programme moringa de Kinomé au Togo ainsi que le développement des cantines scolaires et les repas enrichis au moringa, une expérience entrepreneuriale d’un invité Colombien, ainsi que le projet développé avec Kinomé à Piura au Pérou.  

Suite au webinaire, les participants ont d’abord reçu un livret numérique de recettes au Moringa, puis différents liens vers des vidéos de chaque projet présenté.  

Retrouvez ci-dessous les vidéos illustrant les projets Moringa au Togo, en Colombie et au Pérou :

  • Programme Moringa de Kinoméau Togo et ses cantines scolaires 🍽 🌿
  • Projet entrepreneurial de Biothinken Colombie - Barres énergétiques et jus (vidéo en espagnol)🧃 🌿
  • Produits développés dans le cadre du projet à Piura avec son partenaire de terrain l’ONG PROGRESO: Chocolat et pâtes enrichis au Moringa  (vidéo en espagnol) 🍫🌿🍝

Ces expériences ne sont qu’un début d’exemple de l’étendue des possibilités pour consommer le moringa ! Dans nos boissons ; jus, tisanes, latte ; ou bien dans nos plats classiques : omelettes, pesto, soupe ; et même en pâtisserie : financiers au moringa, banana-bread et bien d’autres ! Il existe une infinité de créations possibles pour le consommer ! 

Quelques liens et idées de recettes ci-dessous :  

https://www.moringaandco.com/recettes/  

https://www.nutu.net/recipes-moringa-nutu

3ème comité de pilotage du projet KOBABY à Madagascar

Le 4 novembre dernier, le projet KOBABY (dont la mise en œuvre est facilitée par une équipe d’assistance technique composée de Oréade Brèche, APMM et Kinomé) a tenu son 3ème comité de pilotage (COPIL). A l’instar du conseil d’administration d’une entreprise le COPIL est l’organe délibératif chargé d’assurer la supervision de la mise en œuvre et de donner les orientations politiques et stratégiques du projet. 

 

KOBABY ayant la particularité d’être un projet intégré, décentralisé, multi-sectoriel et multi-acteurs (au niveau de la région DIANA, à l’extrême Nord de Madagascar), cette réunion annuelle (qui se tient normalement à Antsiranana) s’est tenue exceptionnellement à Antananarivo du fait des contraintes persistantes liées au covid. 

 

Grâce à la participation active de l’ensemble des participants (représentants du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, MEDD, maitre d’ouvrage du projet ; des autres ministères sectoriels concernés, notamment le Ministère en charge de la Décentralisation ; des gestionnaires d’aires protégées ; des communautés ; des maires ; des partenaires stratégiques : projets PIC/Banque Mondiale et PAGE GIZ  et de l’Agence française de développement, principal financeur de ce projet aux côtés de l’Etat malagasy) et sous la Présidence du Secrétaire Général du MEDD, les rapports techniques et financiers 2020 ainsi que le plan de travail annuel budgétisé 2021 ont été validés et des échanges constructifs ont pu avoir lieu. L’année 2021 est une année de tous les défis pour laquelle le point d’équilibre entre conservation et développement doit être trouvé et chaque institution représentée engagée pour une meilleure mise en œuvre du projet ». 

 

 

 

Kobaby Madagascar 2020

Kobaby Madagascar 2020

Neutraliser les émissions de GHS grâce à la régénération des écosystèmes et à l’impact social

Kinomé, l’ONG de terrain péruvienne A.I.D.E.R. et leur partenaire Astris Finance, déploient un projet de conservation de la forêt sèche de la région de Piura et d’amélioration des conditions de vie des populations locales. Le projet s’appuie sur des accords communautaires avec le village de Ternique : les habitants choisissent un projet collectif qu’ils souhaitent mettre en place et en échange, ils s’engagent dans la protection par Régénération Naturelle Assistée (RNA) d’un nombre d’arbre équivalent au coût du projet.  

 

La communauté de Ternique a choisi de co-financer la réparation du puit communautaire (installation d’une pompe avec panneau solaire) et la mise en place d’une parcelle collective de moringa. Le projet inclue également une étude pour évaluer avec précision le volume de carbone séquestré par les arbres de la forêt sèche de Piura.  

 

Malgré les retards liés à la pandémie, les habitants ont avancé dans la protection des arbres avec, à date, 4122 individus protégés. 

 

Le covid-19 a fortement impacté la communauté : au Pérou, le confinement s’est étendu jusqu’au mois de juillet, des restrictions restent actives dans certaines régions ce qui rend les déplacements et l’acheminement de matériel difficiles. 

 

Dans les prochaines semaines, la communauté va continuer la protection des arbres par RNA et les réparations du puits pourront commencer.  

 

installation des barrières de protection autour des jeunes arbres pour éviter qu’ils ne se fassent manger par le bétail

installation des barrières de protection autour des jeunes arbres pour éviter qu’ils ne se fassent manger par le bétail

Préservation des forêts sèches et de la culture du Moringa, au nord du Pérou

  • Préservation des forêts sèches et de la culture du Moringa, au nord du Pérou (filière moringa avec PROGRESO et GoodPlanet) 

Le projet vise à développer une filière durable de moringa (Moringa oleifera), plante hautement nutritive et adaptée aux conditions climatiques locales, permettant de diversifier les systèmes agricoles existants (élevage, cacao, banane, mangue), de créer de nouvelles activités génératrices de revenus et de lutter contre la malnutrition, tout en préservant la forêt sèche.  

 

La crise sanitaire a fortement impacté le projet, entrainant des retards dans les plantations. Les activités de terrain ont repris depuis juillet, avec en particulier : 

 

  • La finalisation de 2 pépinières à Buenos Aires et La Matanza, pour produire respectivement 4000 et 1500 plants de moringa 

 

  • L’animation d’un atelier de cuisine au moringa avec la communauté de El Progreso 

 

Dans les prochaines semaines, des formations vont être animées avec des producteurs et le séchoir communautaire de El Progreso va être améliorer.  

 

 

femmes de El Progreso durant l’atelier de cuisine au moringa

Femmes de El Progreso durant l’atelier de cuisine au moringa

Des nouvelles du programme ougandais

Le conflit humains-animaux est très fréquent en Afrique, et les pertes liées à la consommation des cultures par la faune sauvage crée de l’insécurité alimentaire, ce qui accroit la pauvreté et entrave le soutien local aux efforts de conservation. Par ailleurs, pour tenter de réduire les dommages, les fermiers utilisent souvent des méthodes vulnérantes pour les animaux.  

 

Le travail doctoral de Julie Bonnald, intitulé « Interactions Humains-Eléphants en zone d’interface agriculture-forêt », a pour objectif d’analyser ces relations dans une région où le conflit est exacerbé par la proximité entre les cultures humaines et l’habitat des éléphants. L’objectif est de proposer des mesures efficaces et non-violentes pour améliorer les conditions de vie des communautés locales, et réduire la pression de braconnage sur la faune sauvage. Encadrée par Sabrina Krief (Professeure du Muséum national d’Histoire naturelle) et Nicolas Métro (Kinomé), son travail pluridisciplinaire bénéficie d’un contexte particulier associant dix ans de recherche sur le terrain du Sebitoli Chimpanzee Project (SCP), 20 ans de recherche de l’équipe Eco-anthropologie du MNHN dans la région sur les relations humains-animaux, à l’expérience pratique de Kinomé dans le conseil aux institutions de développement et dans la création et le suivi de projets de terrain visant à améliorer la qualité de vie des populations rurales dans de nombreuses régions du monde. 

 

Le site d’étude est situé dans la zone de Sebitoli, dans le nord du parc national de Kibale (PNK) en Ouganda, où les communautés locales décrivent deux types d’éléphants dont l’un, petit et sombre, serait plus agressif et difficile à repousser. Des études génétiques réalisées préalablement dans cette région de l’Ouganda ont permis de mettre en évidence la présence des deux sous-espèces d’éléphants d’Afrique : l’éléphant de savane (Loxodonta africana africana) et l’éléphant de forêt (Loxodonta africana cyclotis), ainsi que des hybrides. Ce travail de thèse a confirmé grâce à des analyses morphologiques et génétiques la présence dans la zone de Sebitoli de ces deux sous-espèces ainsi qu’une grande proportion d’hybrides. 

 

 

À partir d’entretiens menés toutes les semaines durant deux ans (Mars 2018 – Février 2020) auprès de 31 fermiers appartenant à 6 villages adjacents à la forêt, nous avons pu avoir une meilleure compréhension des comportements des éléphants lors de leurs excursions dans les champs, ainsi qu’une vision globale sur les interactions entre les humains et ces animaux dans cette zone. 

 

Les premières analyses des entretiens, rapportant 473 observations d’éléphants, montrent que :  

 

  • Les éléphants viennent toute l’année dans les champs, avec des pics d’activités lorsque les cultures s’approchent de la maturité, jusqu’à la fin de la récolte et qu’ils sont attirés par un large spectre de cultures. 

 

  • Les éléphants entrent dans les champs presque exclusivement la nuit. 

 

  • Nous retrouvons aussi bien des mâles (solitaires ou en petits groupes) que des groupes familiaux constitués de femelles et de leurs petits, contrairement à ce qui est observé dans d’autres zones où seuls les mâles viennent consommer les cultures humaines.  

 

  • Les fermiers faisant partie de notre étude ne distinguent pas les deux sous-espèces morphologiquement, mais rapportent des comportements agressifs, notamment par les groupes familiaux comportant de jeunes individus. 

 

  • Quatre grands types de méthodes sont utilisés par les fermiers pour protéger leurs champs des éléphants : faire du bruit (cris, tambours…), éclairer les animaux avec une lampe torche, faire un feu en bordure du champ, et jeter des objets (pierres, bâtons, mottes de terre…). Lorsque les éléphants sont trop insistants ou deviennent agressifs, les villageois peuvent appeler les autorités du parc (UWA) afin qu’ils viennent effectuer des coups de fusil dissuasifs. 

 

  • Des méthodes dites passives sont également retrouvées à certains endroits de la bordure de la forêt : des tranchées, des clôtures de ruches et des zones tampons composées de thé.  

 

  • Contre toute attente, les villages en bordure de la forêt sont affectés différemment par la venue des éléphants (en termes de fréquence et impacts des visites), même entre deux villages distants de quelques kilomètres. Entreraient en ligne de compte, les méthodes passives en place à la bordure des champs, la distance entre les champs et la forêt ou encore les espèces cultivées. 

 

Ce travail de recherche confirme la nécessité de garder une vision globale dans le conflit homme faune et les solutions pour atténuer le conflit entre les humains et les éléphants doivent être pensées à une échelle fine, car des disparités peuvent être observées entre les villages et au sein même des villages.

Le Projet ALBIA officiellement lancé par la République du Tchad et la Banque Mondiale.

Photo Projet ALBIA – Tchad

 

En début d’année 2020, Kinomé avait été mandaté par la Banque Mondiale afin de coordonner les études sectorielles destinées à finaliser la préparation d’un vaste projet de conservation et de développement local dans et autour de la Réserve de Faune de Ouadi Rimé – Ouadi Achim au Tchad. D’une superficie de près de 80 000 km2, cette vaste réserve concentre de nombreux enjeux environnementaux, sociaux et économique qu’il fallait appréhender dans une vision globale. Yohann Fare et Guillaume Arthaud ont donc animé une équipe pluridisciplinaire d’une douzaine d’experts nationaux et internationaux en inventaires de la faune ou de la flore, agriculture et pastoralisme, genre, foncier, participation citoyenne, prospection hydrologique, hydraulique, etc. … Bon vent au projet ALBIA !

 

Le risque climatique en Côte d’Ivoire

Kinomé a réalisé au premier semestre 2020 avec Baastel et une équipe d’experts partenaires (Marc Daubrey, Nick Dale, Blandine L’Heveder) un profil de risque climatique du secteur agricole de Côte d’Ivoire. 

 

Cette étude financée par le Fonds Vert Climat vise à :

  • Faire une synthèse des risques climatiques du secteur agricole du pays par culture et par zone,  
  • Modéliser l’impact macro-économique pour les filières principales (manioc, cacao, etc.) 
  • Evaluer les risques à court-terme et moyen-terme du secteur  
  • Donner des bases de construction d’un indice de vulnérabilité du secteur agricole et des orientations pour des futures études de vulnérabilité sur le terrain 

 

En Côte d’Ivoire la température moyenne nationale a augmenté de 0,5 à 1,0 °C depuis 1961 et les études les plus récentes prévoit que les températures augmenteront jusqu’à 1,8 °C en 2050 et 2,1 °C en 2070, et 3°C à la fin du siècle, les plus fortes hausses étant enregistrées dans le Nord et l’est du pays. Ces augmentations de température menacent non seulement la production et les rendements agricoles mais aussi l’intégrité physique des populations du nord du pays, et en particulier des agriculteurs. Le nombre de jours par an avec une température apparente supérieure à 39°C passera de moins de 20 jours/an à plus de 100 jours/an dans le Nord d’ici la fin du siècle.  

 

Cette étude montre que les impacts des changements climatiques diffèrent pour les produits agricoles de base. Le riz ou les racines et tubercules devraient bénéficier des changements de conditions climatiques tandis que les légumes et autres céréales sont fortement affectés par l’évolution du changement climatique (-4,3% et -12% de rendement par rapport à un scénario sans changement climatique). Les impacts du changement climatique englobent d’autres aspects majeurs pour la vie et la vulnérabilité des populations telles que la destruction d’infrastructure et pertes nettes agricoles lors d’évènements extrêmes (sécheresses, feux, inondations), le déplacement des zones de culture, et la forte variabilité des rendements. 

 

La restitution et la formation à l’indice de vulnérabilité a eu lieu fin septembre à l’occasion de la première mission terrain de l’équipe Kinomé depuis février orchestrée par Damien Kuhn en Côte d’Ivoire.