14 décembre 2019
Kinomé et le climat – épisode 4 et fin !

Pour terminer cette semaine consacrée au climat avec l’organisation de la COP25 à Madrid, nous abordons le volet d’éducation environnementale, un des quatre piliers de l’activité de Kinomé.

 

Le programme Forest&Life déploie depuis 10 ans une double ambition : faire prendre conscience aux plus jeunes de l’importance de protéger nos forêts et les éveiller à ce qu’ils se passent ailleurs dans le monde, pour leur donner envie de protéger la forêt là où elle est la plus menacée ! Le programme a permis à 20 000 enfants de mettre les mains dans la terre pour y replanter des arbres. Les enfants en parrainant deux autres dans une forêt au sud menacée (Pérou, Sénégal, Gabon et Togo par solidarité internationale). Le programme engage donc les enfants dans la replantation de nos territoires, avec un programme pédagogique en classe pour découvrir les forêts du monde, le tout en solidarité avec une école dans un pays partenaire au sud.

 

« Pour ici, pour là bas, pour nous tous »

 

En métropole, la superficie forestière progresse de 0,7 % par an, depuis 1980. Aujourd’hui, la forêt en France métropolitaine couvre 16,9 millions d’hectares, soit 31 % du territoire. À elle seule, la France abrite 10% de toutes les forêts d’Europe, elle a une des meilleures biodiversités, et en termes de quantité, elle est le quatrième pays le plus boisé après la Suède, la Finlande et l’Espagne. En à peine plus d’un siècle, de 1912 à 2016, les surfaces couvertes de forêts ont doublé, passant de 8 millions à 16,5 millions d’hectares ! Et oui, la forêt française s’agrandit et depuis longtemps. Seulement aujourd’hui elle est confrontée à de nouvelles problématiques : avec le réchauffement du climat, les forêts subissent des sécheresses plus longues et plus fréquentes. Les arbres s’affaiblissent, et ont du mal à se régénérer naturellement. Ainsi fragilisés, ils sont de plus en plus sensibles et donc touchés par des problèmes sanitaires de grand ampleur qui conduisent bien souvent à la mort de l’arbre. Par exemple la chalarose du frêne dans le Nord et Pas de Calais, le dendoctrone ou encore le champignon microscopique Sphaeropsis sapinea attaquant nos pins plutôt dans l’est de la France. L’arrivée de nouveaux pathogènes des arbres profitent de la montée des températures pour gagner de nouvelles conditions favorables de vie.

Quel aspect aura la forêt française à la fin du siècle ? Quelles essences vont s’éteindre, quelles sont celles qui vont s’étendre ? La hausse des températures a déjà des effets très visibles. Par exemple, comme nous le rappelle Olivier PICARD, Directeur de recherche et développement du Centre National de la propriété forestière (CNPF) : « Les pins sylvestres du sud des Alpes dépérissent à grande vitesse. Les chênes sessiles et pédonculés montrent des signes de dépérissements jusque sur les bords de Loire. Le hêtre, essence qui craint les fortes chaleurs, voit ses spécimens les plus au sud de son aire de répartition, dans le Poitou, subir de plus en plus les canicules estivales. À l’inverse, le chêne vert a quitté la garrigue méditerranéenne pour coloniser les côtes atlantiques, remontant jusqu’à la Vendée alors qu’il était absent de ces régions au début du XXIème siècle. La forêt landaise de pin maritime pourrait par ailleurs s’installer dans le nord de la France et gagner en productivité. Mais le massif est aussi menacé par l’arrivée du nématode du pin, un insecte ravageur. »

Le secteur forestier devra s’adapter à l’évolution du climat, et surement changer les essences qui constituent nos forêts françaises.

Le challenge est donc double ! Faire prendre conscience aux plus jeunes de l’importance de protéger nos forêts et les éveiller à ce qu’ils se passent ailleurs dans le monde, pour leur donner envie de protéger la forêt là où elle est la plus menacée ! Forest&Life agit dans ce sens depuis maintenant plus de 10 ans. Le programme a permis à 20 000 enfants de mettre les mains dans la terre pour y replanter des arbres et par solidarité internationale en parrainant deux autres dans une forêt au sud menacée (Pérou, Sénégal, Gabon et Togo). Les arbres sont replantés pour l’intérêt général en réponse à une incidence du climat (replantation post-incendie, tempête, sécheresse, inondation, etc.), en partenariat avec l’Office National des Forêts (ONF) et Canopé (Académie Nationale). Un programme engageant les enfants dans la replantation de nos territoires, avec un programme pédagogique en classe pour découvrir les forêts du monde, le tout en solidarité avec une école dans un pays partenaire au sud.