Demain n’attend pas ! Le podcast qui donne la parole à Nicolas Métro

 

Grande joie de recevoir NICOLAS METRO, fondateur de l’entreprise KINOME pour ce nouvel épisode de Demain N’attend Pas.

Après une première vie classique et brillante de cadre dirigeant chez LVMH, Ubisoft et M6, Nicolas a choisi de dédier son temps aux Arbres . Il travaille pour que nous, nos enfants, nos petits enfants -d’ici et d’ailleurs- puissions vivre pleinement grâce à une nature riche et diverse. 💪

Nicolas est parti d’un constat simple, on n’abat pas un arbre qui a de la valeur debout. Depuis, avec son équipe et ses nombreux partenaires, il fait travailler des scientifiques et réalise des projets qui permettent d’apporter de la valeur aux forêts un peu partout dans le monde et en particulier en Afrique. Parce qu’ils apportent nourriture, eau, soins et ressources économiques aux communautés d’hommes et de femmes qui vivent à leurs cotés, les arbres sont alors protégés, replantés, valorisés. Plus d’un million de personnes ont déjà vue leur vie quotidienne s’améliorer concrètement grâce à ces projets.

 

🎙 Dans cet épisode, Nicolas nous raconte comment cette envie de se mettre au service de la nature a progressivement germé et l’a amené à quitter le confort de sa vie de cadre.

🎙 Il nous fait découvrir comment Kinomé s’attèle à la résolution de problèmes complexes de revalorisation des forêts, en rassemblant toutes les parties prenantes autour de la table : autorités du pays, institutions internationales, scientifiques, entreprises, ong, & communautés locales.

🎙 Et il présente également ce qu’il fait chez nous, en France, avec le programme Forest&Life, pour replanter mais surtout pour sensibiliser les futures générations à leur lien avec la nature, en faisant planter un arbre aux enfant avant leur 10 ans.

J’ai la conviction que le message de Nicolas vous touchera tous. Il nous parle de notre relation avec la Nature, du temps long et redéfinit la valeur d’une entreprise par la richesse des liens qu’elle crée.

 

Nous vous souhaitons une très belle écoute !

 

La préservation des sols fertiles : un enjeu pour la forêt et les Hommes

La journée mondiale des sols, célébrée chaque année le 5 décembre par l’ONU, met à l’honneur la gestion globale et durable de cette ressource. La protection et la régénération des sols dégradés sont essentielles pour répondre aux enjeux du changement climatique, lutter contre la déforestation et améliorer la vie des populations tout autour de la planète. Ressource à la fois pour l’environnement naturel et pour les hommes, les sols sont pourtant mis en danger par la pollution et la déforestation liée aux activités humaines.  

Pour Kinomé, la compréhension du fonctionnement des sols et la promotion de solutions pour les préserver sont, depuis près de 15 ans, placés au cœur de ses différents métiers. 

 

Sur le terrain, Kinomé accompagne des projets qui protègent les sols et permettent leur régénération. Au Togo, dans la région des Plateaux qui abrite les dernières forêts humides de montagne du pays, les bassins versants sont menacés par l’agriculture vivrière et l’exploitation excessive du bois. La déforestation entraine ainsi une forte érosion et un appauvrissement des sols.  

 

 

Togo – route

Les conséquences sont désastreuses pour l’écosystème local, mais également pour les populations qui dépendent de la qualité de leur sol. Les couches fertiles du sol sont emportées par les eaux de ruissellement, et finissent par ensabler les rivières. Les sols cultivés des flancs de montagne s’appauvrissent. L’eau s’infiltre moins dans les bassins versants, ainsi les captages en eau des villages aux alentours se tarissent, les paysages se savanisent et la sécheresse du sol facilite les feux de brousses. 

Protéger les sols des bassins versants est donc un enjeu central pour la région togolaise. Cependant il ne doit pas se faire au détriment des population locales qui vivent de leurs cultures de légumes, de cacao et de café. En partenariat avec l’Unité Technique du Café et du Cacao (UTCC), une institution publique de la région, Kinomé a donc développé un projet de reforestation spécifiquement adapté à la situation régionale : un programme qui promeut l’agroforesterie. 

 

Togo – agroforesterie

 

La technique de l’agroforesterie consiste à associer, sur une même parcelle, des cultures agricoles à la plantation d’arbres – ici des arbres fruitiers. La plantation d’arbres sur les champs vivriers, de caféiers ou de cacaoyers permet de conserver l’eau de pluie et d’enrichir les sols, par la fixation d’azote par exemple. Avec un objectif de plantation de 20 000 arbres par an et la régénération de 500 hectares de terrains dégradés par année, le projet vise à inverser la tendance de l’appauvrissement des sols et du déboisement alarmant sur une grande partie de la région. 

 

Le projet associe également les comités anti-feux des villages de la région qui protègent leur terroir des feux de brousse. Ces groupes de villageois gèrent également les pépinières d’arbres qui seront par la suite plantés en agroforesterie. Leur implication est essentielle pour permettre la reforestation des zones considérées à risque et à terme refertiliser les terres des bassins versants. 

 

Togo – pépinière

 

L’agroforesterie est une technique qui peut être appliquée sur d’autres terrains en proie à la déforestation et à la dégradation des terres fertiles. Au Sénégal, dans la vallée de Djikoye, l’abattement d’arbres pour la culture vivrière met en danger la ressource en sol. Avec son partenaire local la SOPREEF, Kinomé intervient pour l’aménagement du territoire des bassins versants : en associant cultures agroforestières, construction des petites digues et plantations d’arbre le long des courbes de niveaux – soit perpendiculairement à la pente –l’eau de ruissellement est ralentie afin que les limons fertiles restent sur la surface du sol et que les graines plantées puissent s’enraciner.  

 

Togo – sénégal

 

 

La lutte contre la déforestation, l’amélioration des vies locales et l’adaptation face au changement climatique requièrent la préservation des ressources en sol de la planète. Une meilleure connaissance de leur vulnérabilité rendra possible le développement de solutions innovantes pour résoudre ces défis. Que ce soit au Togo, au Sénégal, au Congo-Brazzaville où Kinomé travaille avec l’Agence Française du Développement et la Banque Mondiale pour adapter l’agriculture locale en zone de savane, ou dans les zones arides du Pérou où la technique de la régénération naturelle assistée est utilisée pour faire reculer la désertification des terres fertiles, il est essentiel de remettre la question des sols au cœur de l’action contre le changement climatique et de gérer cette ressource durablement pour l’avenir de la planète et des Hommes.    

 

 

Le projet dans les bassins versants du Togo bénéficie du soutien du programme Plant and Protect de l’entreprise Oresys, de la Fondation Léa Nature, de Reforest’actionYuccalocInnospecJanod, A Tree for you, Fondation Gecina. 
Paul Thomas nous parle de son expérience dans « Le Grand Secret du Lien » de Frédéric Plénard

« J’avais entre 16 ans et 18 ans pendant le tournage du film. Grâce à cette expérience, j’ai appris à me déconnecter du temps. Je me suis enlevé une très grande couche de stress qui existait en moi et qui était lié au temps qui passe. Je me suis reconnecté au temps de la nature » 

 

Paul Thomas, 20 ans, en étude L3 Cinéma à Paris 8 pour devenir Producteur 

 

Le 8 octobre dernier, Kinomé a accueilli une 30aine de personnes pour visionner ensemble le film « Le Grand Secret du Lien » @Jupiter films, en présence du réalisateur du film Frédéric Plénard et un des participants du film, Paul Thomas, à la cité du Développement Durable. 

 

50 jeunes venant de 5 régions de France de tout horizon et sans forcément se connaître ont accepté un challenge : Retrouver le Grand Secret du Lien. Un secret perdu depuis que les êtres humains vivent trop séparés du monde vivant et minéral. Par des activités simples comme la construction de cabanes, la randonnée, les bivouacs et jeux dans la rivière, ils vont pendant 25 jours faire l’expérience d’une approche sensible de cette nature, redécouvrir leurs sens et retrouver le lien avec eux-mêmes, l’autre, le monde vivant et minéral.  

 

En se reconnectant à la nature, nous observons que ces jeunes se reconnectent également à eux-mêmes en profondeur, à leur élan de vie et leur fabuleux potentiel de création et de réalisationPaul Thomas, présent à la projection, a répondu à toutes les questions du public et a pu témoigner également de ce qu’il retient de son expérience. Frédéric Plénard nous a fait vivre les meilleurs moments du tournage et nous a informé que sur les 50 jeunes aucun n’ont abandonné, tous sont allés jusqu’au bout, et assurément comme pour Paul, avec de grands changements intérieurs opérés ! C’est vraiment magnifique de voir que quand nous nous reconnectons à la nature nous développons notre potentiel de réalisation collective : vivre et agir en solidarité. 

 

Nous vous informerons dès sa sortie en salle afin que vous puissiez vous aussi le découvrir voire organiser une projection débat dans votre localité ! 

 

Merci également aux collégiens et aux enseignants de Living School d’avoir participé à la projection, et à bientôt avec la mise en place de nouveaux projets de reconnexion à la nature et à notre propre nature avec le programme Forest&Life !